Le droit à l’oubli, ou l’amnésie selon Google

right-to-be-forgotten[1]

Le « droit à l’oubli » n’efface aucune donnée, il permet juste de les déréférencer.

Quel est le point commun entre New-York et internet ? Les deux ne dorment jamais. Aujourd’hui, il existe plus d’un milliard de sites sur le web. Une grande partie est constituée de pages inactives ou obsolètes. Et si quelque dans cette masse, il y avait des informations désagréables, erronées ou compromettantes sur vous ?

Google et le droit à l’oubli, c’est un long roman, c’est une longue histoire, c’est une romance d’aujourd’hui…(non, vous ne rêvez pas, je suis en train de massacrer Michel Fugain). En mai dernier, la Cour de Justice de l’Union Européenne (CJUE) rendait un arrêt pour consacrer le respect de la vie privée, plus connu du grand public sous le nom officieux de « droit à l’oubli ».

Dans la précipitation, Google mettait en place un formulaire. Théoriquement, n’importe quel citoyen de l’Union Européenne peut demander le retrait des données personnelles le concernant. C’est-à-dire à ce qu’elles ne soient plus accessibles publiquement sur internet. Comme Google n’est pas encore Big Brother – on s’y tromperait – , il ne réécrit pas les pages web incriminées. Il rend juste leur accès très compliqué.

Qu’à cela ne tienne, vive le déréférencement ! C’est un retour à un anonymat apparent. Une solution acceptable, puisque sans l’aide d’un moteur de recherche, l’internaute lambda est bien en peine de trouver une information sur la toile. A moins d’être aussi à l’aise sur le deep web ou sur un réseau darknet que sur l’internet main stream, mais c’est une autre histoire.

Mais est-ce vraiment aussi simple d’effacer son empreinte numérique ?

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